50 vérités sur le stress ou comment apprivoiser votre meilleur ennemi

Le stress, le stress, le stress… On en entend parler à tord et à travers, on pense tout connaître de lui, de ses causes et de ses effets, on le voit forcément comme un ennemi moderne qu’il faut combattre, et pourtant…

Dans cet article, je vous propose de découvrir 50 vérités que vous ne connaissiez peut-être pas sur le stress : ce qu’est vraiment le stress, ses causes et ses effets, ses mécanismes, les différents visages qu’il peut prendre et, bien sûr, comment vivre avec lui.

 

1. Le stress n’est pas forcément négatif

En fait, le stress est même souvent… positif !

Il correspond en fait à une réponse biologique qui nous prépare à un instant de combat ou de fuite. Le stress peut nous aider à réagir, à nous dépasser, il nous aide aussi à nous adapter aux changements que l’on vit chaque jour dans notre vie.

Le stress est en fait une réaction qui montre un déséquilibre. A faible dose, il peut vous donner un regain d’énergie et de courage. Plus la tâche à accomplir approche, plus on la redoute et une fois arrivée à échéance, notre corps envoie une réponse : le stress ! Et c’est à partir de ce moment que l’on se décide à agir.

Le stress peut s’apparenter au petit coup de pied au derrière dont on a besoin pour se mettre en marche. C’est une stimulation envoyée par le corps qui met à disposition, grâce à l’état d’alerte, toutes les armes pour que l’on puisse agir. Ainsi, en situation de stress, graisses et sucres sont transférés plus rapidement dans le sang par le foie, ce qui nous donne un coup de boost nécessaire.

 

2. Notre perception du stress peut changer nos réactions biologiques

Notre perception du stress a un fort impact sur nos réactions, sur la réponse que notre corps va apporter suite à une situation stressante.

Ainsi, une personne qui considère le stress comme quelque chose de stimulant et d’utile va être moins stressée et sa réaction physique va aussi être modifiée. Les vaisseaux sanguins vont rester détendus et le profil cardiovasculaire va resté sain ; même si le cœur des ces personnes bat la chamade cela s’apparente en fait beaucoup à ce qui se passe dans des moments de joie ou de courage.

Alors, comme l’explique la psychologue Kelly McGonigal : la prochaine fois que vous vous trouvez dans une situation stressante, pensez bien que votre corps est là pour vous aider. Si vous pensez que le stress est nuisible, alors il sera nocif pour vous.

 

3. Le stress aide à être sociable !

Le stress pousse à être sociable

Être stressé ne veut pas dire être réservé !

En situation de stress comme lorsqu’on embrasse quelqu’un, on produit l’hormone de l’ocytocine, appelée aussi hormone du câlin.

Cette hormone générée en période de stress va nous pousser à entrer en contact avec les autres : on va spontanément se mettre à l’écoute des personnes qui nous entourent, leur faire plus facilement confiance et les aider. La réponse biologique va également nous pousser à chercher et à demander de l’aide : la libération de cette hormone va maintenir les vaisseaux sanguins détendus et aider notre cœur à régénérer les cellules cardiaques.

 

4. Le stress influence nos nuits et aussi… nos rêves !

Le stress influence en fait le type de rêves qui seront produits durant notre sommeil.

Nos rêves sont des moments où le corps et l’esprit évacuent les tensions accumulées durant la journée. C’est l’occasion d’un nettoyage de méninges !

Les rêves, dans leur quantité et leur tonalité, traduisent donc notre état émotionnel.

Attention toutefois à ne pas tirer des conclusions hâtives : faire des cauchemars ne veut pas forcément dire que vous êtes soumis au stress, cela peut arriver quel que soit votre état d’esprit ! 😉

 

5. Pas loin de 10 hormones sont directement liées au stress

  • L’adrénaline nous prépare à réagir au stress. C’est elle qui augmente notamment la pression artérielle, le rythme cardiaque et notre respiration.
  • La vasopressine est l’hormone antidiurétique. Elle permet de réguler les fonctions urinaires mais également la pression sanguine. Cette hormone va favoriser l’absorption d’eau par l’organisme.
  • L’ACTH, qui stimule les glandes surrénales pour libérer le cortisol…
  • … le cortisol, donc, qui fournit l’énergie adéquate au cerveau pour faire face au stress : régulation de la tension artérielle, mais aussi des fonctions cardiovasculaires et immunitaires.
  • L’ocytocine, déjà évoquée plus haut, modifie notre comportement en société : elle permet d’éprouver de l’empathie, d’établir une connexion avec les autres  et de maintenir les vaisseaux sanguins détendus.
  • La dopamine va activer le système de récompense et réduire le stress/la peur.
  • La sérotonine va, elle, améliorer notre perception et nous permettre ainsi de comprendre plus facilement l’action à mettre en place pour se sentir bien, en réaction à une situation stressante.

 

6. L’un des meilleurs remèdes pour le stress ? Voyager !

Voyager pour destresser

En voyageant, on casse la routine, on change d’environnement… On prend une « bouffée d’air ».

Les changements environnementaux peuvent être bénéfiques sur le plan physique comme sur le plan moral ! C’est d’ailleurs pour cela qu’on se sent généralement moins stressé pendant les vacances. On fait une coupure dans notre quotidien, on perd les habitudes et réflexes que l’on a pour se défaire d’un poids : on se sent naturellement davantage apaisé.

Et si l’envie de changer de cap pour de bon vous trotte dans la tête, voici le classement des villes les moins stressantes au monde selon divers critères : espaces verts, pollution de l’air, sécurité sociale, pouvoir d’achat, santé, égalité des sexes, heures d’ensoleillement… Vous remarquerez que la France se positionne à deux reprises dans le top 20 😊

1 : Stuttgart en Allemagne

2 : Luxembourg au Luxembourg

3 : Hanovre en Allemagne

4 : Berne en Suisse

5 : Munich en Allemagne

6 : Bordeaux en France

7 : Édimbourg au Royaume-Uni

8 : Sydney en Australie

9 : Hambourg en Allemagne

10 : Graz en Autriche

11 : Zurich en Suisse

12 : Seattle aux Etats-Unis

13 : Wellington en Nouvelle-Zélande

14 : Nice en France

15 : Dresde en Allemagne

16 : Oslo en Norvège

17 : Auckland en Nouvelle-Zélande

18 : Helsinki en Finlande

19 : Abou Dabi aux Emirats Arabes Unis

20 : Melbourne en Australie

 

7. Votre peau déteste le stress

La peau, cet organe à part entière, accumule les toxines mais aussi les structures accumulées par les émotions comme le stress.

Notre épiderme va traduire le stress avec certaines inflammations de la peau.

Il n’est d’ailleurs pas rare que l’on rougisse ou que l’on devienne tout pâle lorsqu’on se sent stressé ou énervé : on dit alors qu’on a les « nerfs à fleur de peau ».  Le stress va rendre la peau plus fragile : la production de collagène ralentit et les premières rides apparaissent alors plus vite.

Une des autres réactions au stress peut être aussi l’apparition de boutons d’acné : la sécrétion de cortisol va en effet s’accélérer et dégrader les tissus.

On attribut également les maladies de peau comme l’herpes, l’eczéma ou le psoriasis au stress.

Le mieux pour prévenir ces problèmes de peau est d’adopter une bonne hygiène de vie :

  • En dormant suffisamment : 7h par nuit si c’est possible !
  • En évitant la consommation de tabac ou d’alcool
  • En pratiquant des activités sportives et/ou de détente chaque semaine

 

8. Stress et prise de poids : sont-ils liés ?

On fait souvent le lien entre stress et kilos en plus sur la balance. Ce n’est pas tout à fait faux !

Le stress peut effectivement faire grossir.

D’une part parce qu’il va modifier notre comportement alimentaire : l’alimentation devient une source de décompression, on va associer le fait de manger à un réconfort. D’autre part parce qu’en période de stress le corps va mettre en place certains mécanismes qui vont augmenter les possibilités de prendre du poids.

Parmi ces réflexes, le corps va produire du cortisol ce qui va avoir plusieurs conséquences :

  • Augmenter notre appétit
  • Mettre notre organisme en mode alerte et le pousser à faire des réserves d’énergie en stockant les graisses, notamment au niveau abdominal.
  • Augmenter notre taux de sucre dans le sang et, par conséquent, le taux d’insuline qui va transformer les sucres en graisses

Mes conseils pour y remédier :

  • Eviter de manger trop rapidement. On mâche, on prend le temps ! « Il n’y a pas le feu au lac » !
  • Favoriser une alimentation basée sur les fruits et légumes de saison, les sucres lents et les légumineuses/oléagineux. J’enfonce une porte ouverte, mais oui, c’est aussi bon pour votre stress !
  • Eviter de consommer des produits transformés/industriels. N’oubliez pas : « Vous êtes ce que vous mangez ».

 

9. 5 aliments qui réduisent le stress

Parmi ces aliments, on note :

  • Les poissons gras comme le saumon, riches en oméga 3
  • Les noix, riches en fer et en fibres
  • Les bananes, riches en vitamines et en minéraux
  • Le chocolat noir 70%, riche en flavonoïdes
  • Les œufs, riches en protéines

Poissons, noix, oeufs, chocolat… tout ça, ça me plaît plutôt bien ! (Oui, je n’aime pas les bananes…)

 

10. On ne peut pas mourir d’une crise d’angoisse.

C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Le stress « extrême » n’est pas mortel. Ce qui ne veut pas dire que le stress n’a pas des effets sur votre corps ou votre santé.

Pour comprendre les « risques » encourus lorsqu’on fait une crise d’angoisse, je vous invite à lire cet article.

En tout cas, retenez qu’on ne meurt pas d’un « trop plein » d’anxiété. Ouf !

 

11. Moment stressant rime avec développement

Le stress correspond souvent à de beaux moments de vie

Parmi les premiers facteurs de stress on retrouve le travail, la parentalité et les relations humaines en général. Une naissance aussi, est un moment stressant, y compris (et surtout !) pour le nouveau-né !

Aussi un changement de poste ou le fait d’apprendre que l’on va devenir parents vont constituer des moments stressants dans une vie, on endosse de nouvelles responsabilités, on craint pour la stabilité de son avenir…

Mais ce sont, avant tout, des changements positifs… alors voyons et concentrons-nous sur le côté positif 😊

 

12. L’essor des messageries instantanées a généré une nouvelle forme de stress

A force d’être scotché à WhatsApp, Messenger ou Telegram, une nouvelle cause de stress a fait son apparition : le stress d’avoir un interlocuteur au téléphone.

Bizarre ? Pas tant que ça !

La peur de l’inconnu, le sentiment d’insécurité, de la non-maîtrise de la situation… sont infiniment plus forts lorsque l’on est au téléphone que lorsqu’on utilise les systèmes de messagerie où l’on a le temps de répondre, d’écrire, de modifier… et où on a le choix de ne pas répondre !

Cette peur réside en réalité dans le fait que l’on choisit quasi systématiquement les situations confortables : si l’on pense qu’appeler quelqu’un est stressant, alors on ne va pas consciemment se mettre dans cette situation.

Ce message est en fait envoyé par notre cerveau : on va se complaire dans des pensées de type « il existe d’autres moyens de contacter cette personne, pas besoin de l’appeler ». Prendre le temps d’appeler ses proches et garder un contact vocal est important pour garder l’habitude d’échanger naturellement et « réellement » avec une autre personne.

 

13. Je suis trop stressé(e), je n’arriverai pas à mémoriser !

Hé bien… C’est faux. Le stress peut au contraire booster votre capacité à mémoriser.

En effet, il existe quatre étapes pour mémoriser une information :

  • L’acquisition qui correspond à la première fois où vous rencontrez l’information
  • L’encodage qui correspond à la transformation de l’information en souvenir
  • La consolidation qui, elle, est l’étape où l’information est gravée dans la mémoire à long terme.
  • La remémoration, qui est le moment où l’on va se rappeler de l’information

Le stress peut jouer un rôle pendant les étapes d’acquisition et de consolidation.

En effet, si vous êtes légèrement stressé pendant ces deux moments, alors le cerveau va répondre en libérant des hormones qui vont activer les processus de l’amygdale. Cette dernière va alors inciter l’hippocampe à consolider l’information qui a causé le stress et le transformer en souvenir. Rien que ça !

Attention, un stress chronique aura l’effet opposé : il va accaparer l’énergie de votre cerveau, s’interposer et nuire au processus de mémorisation.

 

14. Le stress a été « identifié » en 1934 par Hans Selye

Cela fait donc plus de 90 ans que l’on en parle !

Hans Selye, médecin né à Vienne en 1907, a notamment publié Le Stress de la Vie (The Stress of Life) en 1954, mais aussi 1700 articles et près de 40 livres sur le sujet ! Visionnaire, sa définition du stress prévaut toujours aujourd’hui :

M. Selye a en effet donné la définition suivante du stress : « l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un événement donné ». Adaptation et recherche d’équilibre sont les maîtres mots ! 

 

15. Les transports en commun et le stress : de vieux amis

Les usagers de transports en commun, comme les parisiens avec l’usage du métro par exemple, sont généralement soumis à un niveau de stress supérieur à la moyenne.

La peur des wagons bondés, les retards, l’ambiance sonore ou l’impossibilité d’être assis confortablement constituent des sources de stress. Si vous en avez la possibilité, mieux vaut alors vous rendre à pied ou en vélo à votre travail pour éviter tous désagréments…

Si les transports en commun vous sont indispensables, vous pouvez aussi songer à des moyens de vous couper de l’inconfort : casque et musiques aux oreilles, livre en main et sourire aux lèvres sont souvent des alliés précieux.

 

16. Faire l’amour aide à évacuer le stress

Faire l'amour est anti-stress

Une partie de jambes en l’air ? Un véritable cercle vertueux anti-stress !

Le stress a un effet sur votre sexualité et, de manière générale, le sentiment amoureux permet de secréter les hormones liées au bonheur : la dopamine pour la motivation et le plaisir / l’ocytocine pour la sociabilité et la sécurité affective ou encore testostérone pour la libido.

Quand on vous dit qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien…

 

17. 90% des Français sont concernés par le stress

Que ce soit dû à la vie professionnelle ou personnelle ou encore aux problèmes financiers ou de santé, nous avons tous dans notre quotidien des facteurs de stress. Cela fait beaucoup de monde, oui, mais cela veut aussi dire que vous n’êtes pas seul(e) 😊

Le stress est de plus en plus pris au sérieux par les médecins et les organisations de santé publique. L’OMS s’est notamment beaucoup intéressé à la santé mentale et au stress au travail.

 

18. Le système digestif peut être déréglé par le stress

Dans les moments de stress, l’estomac peut se « vidanger » moins vite, le côlon se contracter et le transit dans l’intestin grêle va également ralentir. On note aussi que la sécrétion d’hormones liées au stress peut être à l’origine de problèmes intestinaux.

Aussi le nerf qui commande la vessie et le rectum est activé, c’est ce qui créé l’envie pressante d’aller aux toilettes. On peut donc le dire : il existe bel et bien un lien entre notre envie d’aller aux toilettes et le stress !

 

19. Les animaux sont, eux aussi, touchés par le stress

Hé oui, vos petites bêtes ressentent aussi le stress et cela se traduit quasiment de façon identique à nous : sécrétion d’hormones, réaction du système immunitaire… Mais aussi troubles digestifs, perte de poils, rigidité musculaire ou encore salivation excessive.

Pour apaiser votre chien ou votre chat, la meilleure solution reste souvent de passer du temps avec lui, de le caresser/le brosser, en un mot d’être avec lui et de lui montrer votre affection. De nombreux animaux ne sont pas stressés par une cause extérieure sinon à cause de leur propre solitude.

 

20. Stress : l’inégalité des sexes

En effet les régions activées du cerveau ne sont pas les mêmes, et de ce fait, les réactions au stress vont être différentes.

La différence entre hommes et femmes se trouve également dans la gestion du stress : les hommes ont généralement plus confiance en eux et ont, par exemple, plus de facilité à gérer et stabiliser le stress dans des situations professionnelles.

A l’inverse, plusieurs études ont démontré que les jeunes hommes réagissent deux fois plus au stress que les femmes du même âge : la libération de l’hormone de stress face à un stress aigu est plus importante. En effet, au cours de leurs vies, les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes fluctuations hormonales.

La différence de perception et de gestion du stress ne s’expliquent pas seulement par le sexe de l’individu, mais aussi par d’autres facteurs personnels : traits de personnalité, goût du risque/de l’inattendu, etc.

 

21. Répéter pour moins stresser

En effet, lorsque l’on pratique une activité avec des mouvements répétitifs, on dit souvent qu’on met notre cerveau « en pause ».

On active en fait une sorte de pilotage automatique ! On sait qu’on maîtrise le geste, que l’on n’aura pas besoin de beaucoup de réflexion pour l’effectuer alors ce type d’activités devient rassurant.

Parmi ces activités on retrouve notamment… le tricot ! Cette activité boosterait en effet la production d’hormones du bonheur comme la sérotonine et la dopamine et ralentirait la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress.

A vous de découvrir quelle activité anti-stress pourrait vous convenir !

22. Stress et transpiration sont liés

Suite à un événement stressant, on dit souvent qu’on a eu des « sueurs froides ». Et dans les faits, on a effectivement transpiré !

Ce sont  les hormones du stress qui, en provoquant le resserrement de vaisseaux sanguins, vont libérer de la sueur, souvent inodore. Les glandes qui dégagent cette transpiration se situent sous les aisselles, l’aine et le cuir chevelu.

 

23. Regarder des films d’horreur… peut diminuer le stress !

En période stressante, le fait de regarder des émissions ou des séries intenses peut faire baisser votre stress.

Paradoxalement, observer une situation stressante (et fictive) va avoir un effet de soulagement sur le cerveau. Cela fonctionne uniquement si c’est vous qui avez décidé de visionner ce type de films… !

 

24. On boit généralement plus d’alcool lorsque l’on est stressé

En effet, le stress modifie les circuits du cerveau liés à la récompense : le cerveau ne répond alors plus de la même façon à la dopamine.

Comme avec la nourriture, nos réflexes sont modifiés et l’on trouve que la boisson alcoolisée constitue un excellent soulagement au stress.

Le problème ? Dans les faits, le soulagement paraît bien « réel », mais il n’en est rien car l’alcool va plutôt accentuer les effets du stress.

Trinquez aux bulles sans alcool comme le Champomy

 

25. « Se faire des cheveux blancs » : vrai ou faux ?

Il n’a jamais été prouvé que le stress pouvait provoquer l’apparition de cheveux blancs. Voici un cliché à éliminer !

Néanmoins, si l’on est génétiquement prédisposé à avoir des cheveux blancs ou gris (même à 20 ans oui) alors, le stress peut influencer sur l’apparition plus ou moins précoce de cette coloration du cheveu.

 

26. Le stress augmenterait le risque d’être sujet à la maladie d’Alzheimer

En effet, un taux de cortisol élevé sur le long terme favorise les états de démence. Pour rappel, cortisol = hormone du stress.

Selon la perception et la réaction face au stress, les événements stressants auront donc plus ou moins un impact négatif sur les performances cognitives comme la difficulté de concentration.

Dès le plus jeune âge, il est donc important de travailler sa réponse/sa réaction au stress pour diminuer les facteurs de prédisposition aux maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

 

27. Le stress peut détériorer la qualité de votre sommeil

Le stress peut nuire à la qualité du sommeil et ne pas dormir assez peut augmenter le niveau de stress. Voilà un beau cercle vicieux !

Cela s’explique par le fait que le stress va mettre le corps en alerte. Ainsi, la libération d’hormones va augmenter la fréquence cardiaque et, par conséquent, vous empêcher de dormir.

Ainsi, lors de période de stress, le corps va sécréter une dose de cortisol qui peut maintenir le corps en alerte, et donc, éveillé. Si vous ne parvenez pas à trouver le sommeil, la mémoire du corps va associer l’endormissement à une situation stressante. Une fois au lit, la situation qui se répète va stimuler des pensées anxieuses et vous donner des difficultés à trouver le sommeil.

Dans ce cas, le mieux est de ne pas écouter ces signaux, de prendre conscience qu’il s’agit d’une réaction de répétition et de pratiquer, par exemple, des exercices de respiration pleine conscience. Plus facile à dire qu’à faire, mais cela fonctionne dans de nombreux cas.

 

28. Des animaux « anti-stress » : chiens, chevaux, lamas…

Les animaux anti-stress

On a vu plus haut que les animaux étaient, eux aussi, sujets au stress. Mais ils peuvent aussi nous aider à combattre notre stress !

Ainsi, certaines associations et structures font appel à des chiens, des chevaux ou encore des lamas (!) pour aider les gens à déstresser. Dans certains EHPAD, un chat vagabonde de chambre en chambre… et cela permet aux résidents d’être plus détendus !

Des études ont montré qu’avoir un animal de compagnie avait un impact positif sur la santé et sur la perception du stress.

Les animaux de compagnie favorisent le lien social, nous incitent à bouger et on devient responsables d’un être vivant, ce qui nous incite naturellement à mettre nos soucis de côté.

Pensons aussi au ronronnement des chats qui déclenche, chez de nombreux humains, la production de l’hormone du bonheur : la sérotonine. Chatons, ronronnez !

 

29. Après un pic de stress, on a plus de risque de tomber malade

Vous avez déjà remarqué ? Après la remise d’un rapport au travail, la fin des examens, après l’organisation d’une réception… Et bien on tombe souvent malade !

Vous savez pourquoi ? Dans les moments stressants, notre corps se met en mode défense : il y a une augmentation des niveaux d’hormones liés au stress, de la pression sanguine, du rythme de respiration…

Une fois le moment stressant passé, on va relâcher la pression et on va avoir un contre-coup tout à fait naturel.

Les hormones peuvent en fait réactiver des infections virales. Une fois le moment de stress passé, le corps reprend un état « normal », les niveaux d’hormones et les réponses immunitaires baissent, ce qui peut entraîner des douleurs chroniques comme la migraine par exemple.

 

30. Le stress peut modifier votre voix

Lors d’une prise de parole en public, le stress monte, on a la pression, on ne veut pas bafouiller, parler avec éloquence, donner des informations pertinentes… Et là notre voix déraille !

Le stress n’y est pas pour rien… Il peut en effet engendrer une tension musculaire, notamment sur la région du larynx, et avoir un impact direct sur la façon dont on s’exprime.

Alors on bredouille, on cherche ses mots plutôt que de se concentrer sur l’intention du discours : c’est en fait une réaction due à la contraction de l’œsophage. Le stress nous fait perdre un peu le contrôle de notre voix et peut même déclencher parfois des spasmes.

A ce sujet, je vous conseille de regarder le film Le Discours d’un Roi, oscar du meilleur film en 2011. Dans ce film historique, on suit George VI, nouveau roi d’Angleterre alors que la seconde guerre mondiale va bientôt imploser. George VI, joué par Colin Firth, souffre d’un bégaiement lorsqu’il doit parler en public. Le stress a un bien sur un rôle prédominant sur ce défaut de prononciation…

 

31. Le stress… ça fatigue !

Dans la même logique que lorsqu’on tombe malade après une période de stress, on peut se sentir complètement à plat, vidé, fatigué. C’est ce qu’on appelle la fatigue réactionnelle.

Le corps a puisé beaucoup d’énergie pour réagir au stress alors on se sent épuisé. Le mieux pour s’en débarrasser est d’adopter un mode de vie plus sain : dormir à des heures régulières, supprimer les écrans le soir et au lever, éviter les activités sportives le soir, prendre le temps de se détendre, manger équilibré, diminuer sa consommation d’alcool ou d’excitant…

 

32. Il existe 1001 stress… et 1001 personnes stressées

Lorsque l’on est stressé, on n’a pas tous les mêmes symptômes. Chaque personne réagit différemment au stress. Les symptômes peuvent être physiques, psychiques ou les deux. Aussi, ce qui peut être stressant pour l’un ne le sera pas systématiquement pour une autre personne.

Un peu de tolérance n’est donc pas du luxe : ne jugeons pas les autres et leurs réactions face au stress, car chacun est différent.

 

33. Le stress s’immisce même dans votre dos

Quand il est là, le stress se propage et envahit aussi bien le corps que l’esprit.

Le stress va par exemple pousser notre corps à se protéger en se contractant. Mais, le fait d’infliger une tension musculaire sur une trop longue période va vite créer des douleurs et, généralement le premier touché est notre dos.

Voici mon exemple : en situation de stress, j’ai vite tendance à avoir le dos et la nuque raides, il n’est d’ailleurs pas rare que je me bloque le dos : c’est mon corps qui répond au stress, tend mes muscles pour verrouiller et me protéger. A force d’être crispé, les muscles se fatiguent, un nerf se coince…

Mais pourquoi le dos ? Tout simplement parce que cette zone est souvent fragilisée (accidents, traumatismes…) et que nous avons la fâcheuse tendance à mal se tenir. Alors pour se préserver un maximum des maux de dos, pensez à votre posture : on se tient droit et on laisse ses épaules relâchées.

 

34. Plante verte au bureau : le bon réflexe anti-stress

Les plantes ont des pouvoirs anti-stress

Selon une étude, avoir une plante à son lieu de travail pourrait réduire le stress lié à son activité.

En effet, le simple fait de regarder et de s’occuper d’une plante aiderait à se sentir plus relaxé. L’étude montre qu’à proximité d’un élément végétal au bureau, le pouls des employés ralentit et ils se sentent moins fatigués.

Selon le Feng Shui, les plantes agissent sur les flux d’énergie et incitent les employés à avoir un esprit d’équipe et à prendre des initiatives.

A tester donc au bureau ou même chez soi ! En plus, une plante perd moins ses poils que les chats ou les lamas… :’)

 

35. Couleurs, espace et stress

Dans la même logique, la disposition et la couleur des bureaux constituent des éléments décisifs quant au stress ressenti par les employés.

Des chercheurs ont d’ailleurs mené une étude et affirmé que travailler dans des espaces ouverts, sur des canapés par exemple, générait moins de stress que dans un bureau privatif.

Aussi, le fait de changer de position et d’environnement pour travailler favorise l’activité physique et, par conséquent, diminue le niveau de stress. Y’a plus qu’à pédaler !

 

36. Toutes les activités sportives contribuent à diminuer le stress

Le fait de laisser son corps aller ou, à l’inverse, de se concentrer sur des mouvements favorisent la diminution du stress.

Ainsi qu’il soit doux, calme, agité, très remuant ou relaxant… Le sport est à tous les coups une bonne stratégie anti-stress.

Peu importe le type d’activité tant qu’on bouge : elle va agir sur les tissus, les articulations, le système immunitaire, cardiovasculaire ainsi que sur l’état psychologique. Notons au passage que le sport suppose souvent un groupe (sports collectifs), donc des relations humaines, bonnes pour votre cerveau comme pour vous gestion du stress.

 

37. Le stress dû au bruit est particulièrement féroce

Le stress acoustique n'est pas à banaliser

L’environnement sonore est l’un des premiers facteurs de stress. A force d’être exposé au bruit (que ce soit de la musique ou des paroles), la gêne liée va se transformer en insatisfaction… puis se muer en stress. A moyen/long terme, ce type de stress peut se traduire en irritabilité voire en agressivité.

Plus généralement, le bruit a un impact certain sur notre santé.

En France, le Plan National Santé-Environnement note comme priorité la protection des citoyens au bruit, arguant qu’il « […] figure parmi les nuisances majeures ressenties par les Français dans leur vie quotidienne et leur environnement de proximité. D’après la dernière enquête d’opinion sur le sujet, 86% des Français se disent gênés par le bruit à leur domicile ».

 

38. Métiers d’urgence, métiers stressants

Pompier est l'un des métiers les plus stressants

Selon une étude, les militaires, pompiers, pilotes d’avion, officiers de police arrivent premiers dans la catégorie métiers les plus stressants. Ces métiers comportent en effet des risques physiques et une plus large possibilité d’être face à un stress post-traumatique.

Arrivent ensuite dans le classement, et c’est intéressant, les organisateurs d’événements et responsables de communication, des professions où l’on travaille dans l’urgence et où il n’est pas rare de faire face à des imprévus. C’est l’occasion de regarder la comédie Le Sens de la Fête, qui relate les péripéties de Max, un traiteur joué par Jean-Pierre Bacri… Bacri stressé et grognon comme on l’aime, un film pour déstresser en somme.

Dans la suite du classement, on trouve les cadres d’entreprise, les animateurs, les journalistes et chauffeurs de taxis.

Etes-vous dans l’une de ces catégories ?

 

39. Animaux & humains ne « stressent » pas de la même manière

Contrairement aux animaux qui eux, ne vivent le stress qu’en cas de danger immédiat, le cerveau humain a du mal à faire la distinction entre danger de mort imminente et contretemps, tracas ou désagrément.

Si notre cerveau détecte une situation à danger, il va enclencher un processus instinctif de survie : le stress. Nous avons des mécanismes primitifs de survie qui sont génétiquement programmés, nous ne pouvons donc pas lutter contre ces réactions.

Voilà un domaine où les animaux font, finalement, un peu mieux que nous : ils stressent pour ce qui compte vraiment.

 

40. Vous avez besoin de motivation ? Stressez donc !

Dès l’apparition du stress, un cocktail d’hormones se crée et suscite un élan de confiance en soi et de sentiment de puissance : « Je peux le faire ! ».

On retrouve notamment ce type de réaction au travail : le stress peut pousser à aller jusqu’au bout de notre mission ; pour certaines personnes, il va même booster la productivité et l’efficacité ! Le stress peut aussi impacter les performances physiques de sportifs : s’ils pensent avoir les ressources nécessaires pour gagner une compétition, alors le stress deviendra un atout.

Notons cependant que certains individus ressentent le stress comme une paralysie plutôt que comme un levier d’action : l’action nécessaire pour réagir face à ce stress leur semble alors impossible.

 

41. Le stress : en permanence entre bien & mal

Regardons les effets du stress sur votre capacité de concentration :

  • Si le stress est chronique, il devient une anxiété généralisée => alors vous aurez bien du mal à vous concentrer car votre corps et votre cerveau seront accaparés.
  • A l’inverse, le stress peut, pendant une courte période vous aider à rester focus sur une tâche à effectuer par exemple.

En fait, le stress oscille en permanence entre positif et négatif, entre bien et mal. Il n’est ni bon ni mauvais, c’est une réaction qui doit être comprise pour être maîtrisée et positive. « Stresser » face à l’imprévu/l’inconnu est normal, « stresser » face à tout est une pathologie chronique.

 

42. De nombreux artistes ont chanté le stress

Parmi eux on compte : Pomme avec son titre « Anxiété », Justice avec « Stress », JP Manova avec la chanson « Le Stress », Philippe Chatel avec « Bonjour l’angoisse », Laurent Wolf « No stress », Deluxe et Oxmo Puccino avec le tire « No Stress », Florent Marchet avec « Première angoisse » ou encore Julia Michaels et Selena Gomez avec « Anxiety ».

On prête à la musique des vertus anti-stress alors ne vous privez pas d’écouter vos morceaux préférés et de découvrir les musiques relaxantes comme « Moonlight Sonata 1st Movement » de Ludwig van Beethoven, « Jamming » de Bob Marley & The Wailers ou encore « Bridge Over Trouble Water » de Simon and Garfunkel.

 

43. Un autre remède anti-stress : la musique

En parlant musique, écouter certaines musiques pourrait aider à réduire considérablement le stress.

Des thérapeutes ont d’ailleurs mis au point un titre qui, selon les statistiques, permettrait de réduire le stress de 65% : les rythmes, harmonies et basses ont notamment été pensées pour réduire la pression sanguine et réguler le rythme cardiaque. Je vous laisse écouter la piste et me dire quel effet a cette musique sur vous 😉

 

 

44. Le stress peut se transformer en colère

Si les situations stressantes persistent, il n’est pas rare que le stress se transforme en colère. On retrouve d’ailleurs souvent ce type d’émotions chez les hommes qui, avec l’accumulation du stress, craquent physiquement et psychiquement et finissent par exploser.

On peut mettre en parallèle ce que l’on a vu plus tôt sur le bruit. Imaginez que vous entendez votre voisin du dessus lorsqu’il marche au dessus de votre salon. Si ce bruit est faible/occasionnel, il n’engendrera qu’un stress mineur sur vous – vous pourrez même vous y habituer avec le temps !

Si par contre ce bruit est fort/persistant, alors il engendrera un stress important, qui pourra se transmuer en colère.

La colère, c’est souvent le stress qui s’exprime, et avec une voix d’ogre.

 

45. Le stress : héréditaire ?

Le taux de sérotonine, hormone du bonheur, aurait un lien avec le stress. Selon qu’on est un « petit » ou un « grand » transporteur de cette hormone, alors on serait plus ou moins génétiquement prédisposé au stress.

Cette étude a en effet révélé ce que beaucoup de scientifiques soupçonnaient : le stress est aussi génétique. Cette prédisposition reste néanmoins à nuancer car l’environnement et l’histoire personnelle de chaque personne peuvent influencer les gênes et les réactions.

Être né dans une famille « relax » n’a rien à voir avec être né dans une famille de grands stressés !

 

46. Sportifs et supporters ont un haut niveau de cortisol

Footballeurs et supporters aussi stressés ?

Les sportifs, mais aussi les « e-sportifs » professionnels, ainsi que les supporters subissent le stress de la même manière.

Le fait de jouer en direct devant un public engendre une pression.

Ce qui est le plus étonnant, c’est que les supporters et supportrices sécrètent eux aussi beaucoup de cortisol. Les supporteurs surexcités sont très impliqués dans le match et ce trop-plein d’enthousiasme les exposerait à un risque de crise cardiaque plus élevé que la moyenne.

L’adrénaline du sport, le stress de la victoire : des passions communicatrices (en stress comme en joies).

 

47. Les réseaux sociaux : un vivier de stress

Comparaison, réussite sociale, vision du corps… Un véritable « bouillon de culture » de stress, voilà ce que sont les réseaux sociaux.

Des études montrent par exemple qu’une personne stressée par Facebook aura tendance à passer plus de temps sur la plateforme : le stress engendre une utilisation compulsive du réseau.

Facebook utilise d’ailleurs le système de récompense et l’hormone liée (la dopamine), avec les likes, partages et autres signaux sociaux. Tous les réseaux sociaux qui ont réussi ont généralement misé sur des caractéristiques et phénomènes cérébraux précis, et le stress en fait partie.

 

48. Fumer une cigarette pour déstresser : une bonne idée ?

Et c’est l’ancienne fumeuse qui vous parle, celle qui était emplie d’un sentiment de plénitude au moment de tirer sur son mégot…

Pourtant, la nicotine n’est absolument pas un remède contre le stress.

La nicotine, alcaloïde toxique issu de la plante de tabac, va agir sur le cerveau et avoir une influence néfaste sur l’humeur : loin de détendre le fumeur, fumer une cigarette va accroître la sensibilité au stress. En fumant, on devient plus vulnérable au stress. La fausse croyance des fumeurs selon laquelle fumer permet de se détendre crée en fait un cercle vicieux : on fume pour se déstresser mais la nicotine va exacerber le stress.

 

49. Être en pleine nature permet de réduire son niveau de cortisol

Plus de 350 études se réunissent pour dire que la proximité avec la nature permet d’atténuer le stress. Passer 20 à 30 minutes au sein d’un milieu naturel, rempli de verdure, permettrait de réduire considérablement le niveau de cortisol.

Vous n’êtes pas forcément obligé de faire des câlins aux arbres (activité apparemment parfaite pour combattre le stress, sans rire !), aussi je vous conseillerais plus simplement une petite promenade en forêt, histoire de concilier sport & nature.

 

50. Le stress n’a pas d’âge

Enfants, ados, pères au foyer, retraités : tous peuvent ressentir du stress. Chaque étape de la vie apporte ces moments de stress : rentrée scolaire, devoirs surveillés, premiers amours, déménagement, naissance, mariage, recherche d’emploi, licenciement, examens médicaux…

Vous l’aurez compris : le stress est dû à certaines situations, aux circonstances – on dit parfois que le stress est, par nature, conjoncturel. Difficile donc de vivre sans, car l’hormone du stress est bien produite par notre corps, et l’on a vu que le stress n’était pas mauvais en soi et qu’il était même nécessaire.

Par contre, le stress devient néfaste et même dangereux à partir du moment où il n’est plus une réponse à une situation donnée, mais plutôt un état anxieux permanent.


 

Cet article vous a permis d’apprendre des choses sur le stress ou vous fait penser à une autre vérité ? Dites-le-moi en commentaire 😉

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